Reprenons le contrôle de notre santé publique !

APRÈS la gestion catastrophique des achats français via l’Union européenne, après la faillite du déploiement des vaccins par le gouvernement, après les retards annoncés du vaccin de Sanofi, l’Institut Pasteur annonce ce 25 janvier l’arrêt de son principal projet de vaccin contre le Covid-19.

« À la suite de résultats intermédiaires d’essai clinique de phase I, l’Institut Pasteur arrête le développement d’un de ses candidats vaccins, celui basé sur le virus du vaccin contre la rougeole. »

Ces constats décevants successifs doivent inviter les Français à reprendre le contrôle de leur recherche scientifique, et de toute la chaîne de production de la santé publique.

Nous constatons tous, depuis l’émergence du Covid-19, que le rôle fondamental d’un État est de protéger ses concitoyens de toute calamité — qu’elle soit naturelle ou politique.

La France, depuis 40 ans sous l’influence dogmatique de la construction européenne, se voit imposer contre son gré une forte austérité, la mise à sac de ses acquis sociaux, la mise en concurrence de ses services publics, et la vente au privé de biens publics, sous le couvert illusoire de progrès et de modernité à l’échelle continentale.

Un professeur émérite de biotechnologie à l’université de Strasbourg le confirme aujourd’hui.

« Au-delà des politiques d’austérité, qui sont bien réelles et qui ont un impact sur les capacités de la recherche française, il y a surtout la disparition des centres de recherches de l’industrie pharmaceutique française, qui préfère depuis plusieurs années externaliser. »

Au fil des ans, notre hôpital public, sa logistique et les moyens donnés à la recherche ont été abîmés à un tel point qu’aujourd’hui nous sommes vulnérables face à un virus inconnu.

À l’occasion de cette terrible crise sanitaire, l’Union européenne révèle aux yeux de tous sa lourdeur, son opacité, son incapacité à anticiper, à réagir et à soigner dignement. En bref, sa nocivité est patente pour les peuples, dont on exige pourtant qu’ils croient en elle aveuglément.

Génération Frexit estime que la France doit retrouver au plus tôt une politique de santé publique digne de ce nom, indépendante de l’influence des lobbys, indépendante des intérêts financiers privés et indépendante des subventions de l’Union européenne.

Ces subventions, en effet, nous coûtent en réalité des sommes considérables. Rappelons que l’on donne plus d’argent à l’UE que l’on en reçoit, y compris pour la recherche ! Pour 2021 c’est plus de 50 % de pertes qui sont budgétées : contribution à l’UE de 29 milliards pour des retours en subventions d’environ 14 milliards [1] !

La France et ses futurs décideurs devront aussi se dégager de l’influence néolibérale inspirée de modèles anglo-saxons. Un article récent démontre que la loi de programmation de la recherche, adoptée le 20 novembre 2020, s’appuie sur le modèle américain. Il favorise les financements privés, une logique commerciale et compétitive, et suscite de vives critiques de la part de la communauté scientifique.

La santé publique et la résilience de la France ne dépendent que de la volonté des Français de reprendre le contrôle. La France doit rester fidèle à ce qui a fait sa grandeur. Elle en aura toujours les capacités.

Génération Frexit

1. Rapport du Sénat : « Pour l’exercice 2021, la contribution totale de la France au budget de l’Union européenne est estimée à 28,5 milliards d’euros, en additionnant le montant du prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne, évalué à 26,9 milliards d’euros, et les droits de douane nets versés par la France, estimés à 1,6 milliard d’euros. »

Pour consulter ce communiqué hors-ligne, télécharger le PDF : CP – Reprenons le contrôle de notre santé publique ! 27-01-2021